Chaque hiver, des millions de foyers français chauffent davantage leur logement sans pour autant atteindre un niveau de confort satisfaisant. La raison est souvent la même : une partie importante de la chaleur produite s’échappe à travers l’enveloppe du bâtiment.
En effet, ces pertes de chaleur, appelées déperditions thermiques, représentent un coût considérable pour les ménages. C’est pourquoi, dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie, comprendre l’origine de ces déperditions devient essentiel pour maîtriser sa consommation énergétique.
Que sont les déperditions thermiques ?
Une déperdition thermique correspond à la chaleur qui quitte un logement vers l’extérieur.
Plusieurs éléments du bâtiment peuvent être concernés :
- toiture et combles ;
- murs extérieurs ;
- fenêtres et portes ;
- planchers bas ;
- ponts thermiques ;
- renouvellement d’air non maîtrisé.
Plus les déperditions sont importantes, plus le système de chauffage doit fonctionner pour maintenir une température confortable.
Coût des déperditions thermiques : où la chaleur s’échappe-t-elle le plus ?
Les études thermiques montrent que certains postes sont particulièrement responsables des pertes de chaleur.
| Zone du logement | Part moyenne des déperditions |
|---|---|
| Toiture et combles | Jusqu’à 30 % |
| Murs | 20 à 25 % |
| Renouvellement d’air | 20 % |
| Fenêtres | 10 à 15 % |
| Sols | 7 à 10 % |
| Ponts thermiques | 5 à 10 % |
Les combles constituent ainsi l’un des premiers points de vigilance dans les logements individuels.
Quel est le coût des déperditions thermiques pour les ménages ?
Lorsque la chaleur s’échappe, l’énergie consommée pour la produire est perdue. L’objectif d’un logement basse consommation est de limiter cette perte, donc de produire moins. Ainsi vous aurez une baisse dans vos dépenses.
Nous savons que pour une maison mal isolée la consommation de chauffage peut être fortement majorée et le confort thermique est dégradé.
Cela a pour effet de faire apparaître des variations de température et une hausse chaque année des factures d’énergie.
Dans les régions les plus froides, notamment en zone climatique H1, l’impact économique est particulièrement marqué en raison de besoins de chauffage plus importants.
Pourquoi les régions H1 sont-elles davantage concernées ?
La France est découpée en plusieurs zones climatiques.
Les zones H1 regroupent notamment :
- Hauts-de-France ;
- Grand Est ;
- Bourgogne-Franche-Comté ;
- Normandie ;
- Île-de-France ;
- Centre-Val de Loire.
Ces territoires connaissent des saisons de chauffe plus longues que la moyenne nationale.
Dans une habitation mal isolée, les pertes de chaleur y génèrent des dépenses supplémentaires particulièrement importantes.
Les conséquences économiques à l’échelle nationale
Les déperditions thermiques ne concernent pas seulement les particuliers.
Elles ont également un impact sur :
- la consommation énergétique nationale ;
- les besoins en production d’énergie ;
- les émissions de gaz à effet de serre ;
- les dépenses publiques consacrées aux dispositifs d’aide à la rénovation.
On peut affirmer que réduire les pertes de chaleur constitue donc un enjeu à la fois économique, environnemental et social.
Quelles solutions permettent de limiter les pertes de chaleur ?
Plusieurs actions peuvent être envisagées. Voici quelques exemples ci-dessous.
Réaliser un audit énergétique
L’audit énergétique permet d’identifier précisément les faiblesses du logement et de hiérarchiser les travaux à entreprendre.
Isoler les combles
Lorsque les combles sont peu ou mal isolés, leur traitement constitue souvent l’un des premiers leviers d’amélioration. L’isolation par soufflage vous est possible pour remédier à cela.
Rénover progressivement l’enveloppe du bâtiment
Les murs, menuiseries et systèmes de ventilation peuvent également être optimisés afin de réduire durablement les besoins énergétiques.
C’est pourquoi nous vous offrons un ensemble de solutions afin de répondre aux spécificités de votre logement après modifs.
Une meilleure isolation pour des factures plus maîtrisées
La hausse du coût de l’énergie renforce l’importance de la performance thermique des logements.
Réduire les déperditions thermiques permet :
- d’améliorer le confort en hiver ;
- de limiter les besoins de chauffage ;
- de réduire les dépenses énergétiques ;
- de valoriser le logement sur le long terme.
Pour les ménages situés dans les régions les plus froides, la maîtrise des pertes de chaleur constitue souvent l’une des actions les plus efficaces pour alléger durablement les factures énergétiques.
