Le gaz reste très exposé aux marchés internationaux et aux tensions géopolitiques. La Commission européenne indiquait en septembre 2026 que les perturbations autour du détroit d’Ormuz continuaient de peser sur les marchés mondiaux de l’énergie. En août, le prix de gros européen du gaz atteignait environ 62 €/MWh, soit 92 % de plus qu’un an auparavant, tandis que le prix de gros de l’électricité européenne avait lui aussi fortement progressé.
À l’approche de l’hiver 2026-2027, la question du prix de l’énergie en hiver revient naturellement au premier plan. Après plusieurs années marquées par la crise énergétique européenne, la situation française est plus solide qu’en 2022, notamment grâce à une production électrique bas-carbone abondante. Mais cela ne signifie pas que les ménages sont définitivement protégés contre les hausses de prix.
En France, ces mouvements ne se répercutent pas mécaniquement et immédiatement sur toutes les factures. Ils rappellent néanmoins une réalité simple : un ménage qui a besoin de beaucoup d’énergie pour maintenir son logement à une température confortable reste vulnérable aux variations de prix.
C’est là que la rénovation énergétique prend tout son sens. La sobriété énergétique ne devrait pas seulement consister à baisser le thermostat et à supporter davantage le froid. Elle consiste aussi à réduire durablement la quantité d’énergie dont le logement a besoin.
Pour Combles Avenir Énergie et le groupe OPNR, cette approche conduit à une idée simple : avant de chercher uniquement à acheter l’énergie moins cher, il faut aussi chercher à en perdre moins.
Quel prix de l’énergie peut-on attendre pendant l’hiver 2026-2027 ?
Il serait imprudent d’annoncer aujourd’hui le montant exact des factures de l’hiver prochain. Le prix final payé par chaque ménage dépend du contrat souscrit, de son fournisseur, de son énergie de chauffage, des températures et de sa consommation.
Les tendances disponibles permettent néanmoins de comprendre dans quelle situation nous entrons dans la saison de chauffe.
Le prix de l’électricité a augmenté au mois d’août
En France, la Commission de régulation de l’énergie a proposé une hausse moyenne de 2,5 % TTC des tarifs réglementés de vente de l’électricité au 1er août 2026. Pour son exemple d’un ménage consommant 4,5 MWh par an, la CRE estimait une hausse de facture d’environ 26 € TTC par an, de 1 046 à 1 072 €.
Cette évolution ne signifie pas que l’électricité française est entrée dans une nouvelle crise comparable à 2022.
RTE constate au contraire une situation électrique française relativement favorable. Au premier semestre 2026, 95,2 % de la production électrique française était décarbonée, tandis que la France enregistrait un solde exportateur net record pour un premier semestre. RTE observait également un prix à terme moyen pour livraison en 2027 de 54 €/MWh en France, contre 89 €/MWh en Allemagne et 101 €/MWh en Italie sur la période étudiée.
Le système électrique français bénéficie donc d’une protection relative liée à son mix de production. Cela n’empêche ni les hausses de tarifs réglementés ni la volatilité des marchés européens.
Le gaz reste beaucoup plus exposé aux tensions internationales
La situation est plus sensible pour le gaz.
La CRE a annoncé que son prix repère de vente du gaz augmenterait de 6,3 % TTC au 1er octobre 2026, passant de 172,05 €/MWh TTC en septembre à 182,88 €/MWh TTC. Pour un consommateur disposant d’une offre indexée sur ce prix repère, l’impact moyen estimé par la CRE représente environ 5,28 € TTC supplémentaires sur le mois d’octobre.
La CRE estime également que, si la situation reste globalement stable jusqu’à la fin de l’année, la facture annuelle moyenne de gaz en 2026 pourrait être environ 10 % plus élevée qu’en 2025, soit de l’ordre de 120 € TTC supplémentaires. Cette estimation ne concerne évidemment pas de la même manière les consommateurs ayant signé une offre à prix fixe.
Cela illustre une différence importante entre gaz et électricité en France : le gaz consommé par les ménages reste largement dépendant des marchés internationaux, tandis que l’électricité française repose davantage sur des moyens de production nationaux.
Les prix de gros et la facture du particulier ne sont pas la même chose
Il faut enfin éviter une confusion fréquente.
Lorsque l’on annonce qu’un prix de gros du gaz ou de l’électricité augmente de 20, 50 ou 90 %, cela ne signifie pas que la facture d’un particulier va augmenter du même pourcentage.
La facture finale comprend notamment le coût de l’énergie, l’acheminement, les taxes, les coûts commerciaux et, selon les contrats, des mécanismes de lissage ou de couverture des fournisseurs. La CRE utilise ainsi plusieurs composantes pour construire les tarifs réglementés de l’électricité et le prix repère du gaz.
La hausse des marchés constitue donc un signal de risque, pas une traduction automatique de la facture future.
Pourquoi la géopolitique influence-t-elle encore nos factures de chauffage ?
La crise énergétique européenne n’a pas commencé en 2026. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Europe a progressivement réorganisé ses approvisionnements énergétiques.
Cette transformation continue aujourd’hui.
L’Europe poursuit sa sortie du gaz russe
En janvier 2026, le Conseil de l’Union européenne a définitivement adopté le règlement organisant la sortie progressive des importations de gaz russe.
Le calendrier prévoit notamment l’interdiction complète des importations de gaz naturel liquéfié russe à partir du début de 2027 et celle du gaz russe acheminé par gazoduc à partir de l’automne 2027, avec des périodes transitoires pour certains contrats existants. Le gaz russe représentait encore environ 13 % des importations gazières de l’Union européenne en 2025.
Cette politique vise à renforcer l’indépendance énergétique européenne, mais elle oblige également l’Europe à diversifier rapidement ses sources d’approvisionnement.
Le GNL transporté par bateau joue par conséquent un rôle beaucoup plus important qu’avant la crise.
Le détroit d’Ormuz rappelle la vulnérabilité du marché mondial du gaz
L’année 2026 a apporté un nouveau rappel de cette dépendance internationale.
Selon l’Agence internationale de l’énergie, le conflit au Moyen-Orient a profondément perturbé le marché mondial du gaz. Les atteintes aux installations d’exportation et les restrictions de circulation du GNL via le détroit d’Ormuz ont réduit les flux disponibles et exercé une pression sur les prix mondiaux.
La Commission européenne indiquait encore le 22 septembre que les perturbations autour du détroit continuaient de pousser les prix de l’énergie vers le haut. Elle estimait que la facture européenne d’importation des combustibles fossiles entre janvier et juillet 2026 avait augmenté de 15 % par rapport à la même période de 2025 sous l’effet de cette situation.
C’est une illustration directe du lien entre géopolitique et énergie : une maison chauffée au gaz en France peut indirectement subir les conséquences d’un événement situé à plusieurs milliers de kilomètres.
Faut-il craindre une pénurie cet hiver ?
Les informations disponibles à ce jour ne justifient pas un discours alarmiste.
Le 3 septembre 2026, le groupe de coordination européen sur le gaz estimait qu’il n’existait pas de risque immédiat pour la sécurité d’approvisionnement de l’Union européenne, malgré des stocks moins remplis que lors des années précédentes. La Commission considère l’Europe mieux préparée qu’en 2021-2022 grâce à la diversification des approvisionnements, à l’augmentation des capacités d’importation de GNL et à la baisse de la demande de gaz.
Autrement dit, le sujet principal pour les ménages à l’approche de l’hiver n’est pas nécessairement la disponibilité physique de l’énergie.
C’est davantage son coût et la quantité nécessaire pour chauffer correctement le logement.
Pourquoi l’isolation devient-elle une réponse aux prix de l’énergie ?
Les ménages ne maîtrisent ni les conflits internationaux, ni les cours du gaz, ni les décisions tarifaires.
Ils peuvent en revanche agir sur les besoins énergétiques de leur logement.
C’est la différence fondamentale entre une aide ponctuelle sur la facture et un travail d’efficacité énergétique : une aide compense temporairement un prix élevé, alors qu’une isolation performante cherche à réduire la consommation nécessaire pendant plusieurs années.
La première sobriété consiste à ne pas chauffer l’extérieur
Pour Combles Avenir Énergie, la sobriété énergétique ne devrait pas être synonyme de privation.
Un ménage qui baisse son chauffage parce qu’il ne peut plus payer ses factures pratique une sobriété subie. Un ménage qui peut maintenir une température confortable en consommant moins grâce à un logement mieux isolé bénéficie d’une réduction structurelle de ses besoins.
La distinction est importante dans un contexte où la précarité énergétique reste élevée.
Selon les données 2025 publiées par l’Observatoire national de la précarité énergétique et l’ADEME, 35 % des ménages interrogés déclaraient avoir souffert du froid dans leur logement. L’ADEME indique également que 74 % avaient restreint leur chauffage pour éviter des factures trop élevées et que 36 % déclaraient avoir rencontré des difficultés pour payer certaines factures d’énergie.
Répondre à cette situation uniquement par l’injonction « chauffez moins » trouve donc rapidement ses limites.
L’objectif de la rénovation énergétique est plutôt de pouvoir chauffer mieux avec moins d’énergie.
Pourquoi regarder les combles en priorité ?
Dans une maison non isolée, France Rénov’ estime que 25 à 30 % de la chaleur peut être perdue par le toit. L’organisme public indique également que l’isolation des combles peut permettre jusqu’à 30 % d’économies sur la facture énergétique dans les configurations concernées.
Ce chiffre ne constitue évidemment pas une économie garantie pour chaque maison. Le gain réel dépend de l’état initial du logement, de l’énergie utilisée, de la surface, des habitudes de chauffage et des autres parois.
Mais le principe physique reste simple : lorsque les pièces chauffées sont séparées des combles perdus par un plancher insuffisamment isolé, une partie de la chaleur traverse cette paroi.
Une isolation correctement réalisée permet de réduire ce transfert.
Vous pouvez approfondir cette technique sur la page Isolation des combles perdus à 1 € de Combles Avenir Énergie, qui présente le principe du soufflage, le déroulement de l’intervention et le positionnement de l’offre Eurocombles by OPNR.
Isoler n’empêche pas les gestes de sobriété
L’efficacité énergétique et la sobriété ne sont pas opposées.
Une maison bien isolée peut toujours bénéficier d’un réglage raisonné du chauffage, d’une programmation adaptée aux périodes d’occupation et d’une consommation évitant le gaspillage.
Mais ces gestes deviennent plus acceptables lorsqu’ils s’appliquent à un logement qui conserve correctement sa chaleur.
La stratégie peut ainsi être résumée de manière simple :
- réduire les pertes inutiles grâce à l’isolation ;
- maintenir un niveau de confort raisonnable ;
- adapter ensuite la consommation aux besoins réels ;
- examiner les autres faiblesses du logement lorsque cela se justifie.
Après les combles, une analyse plus globale peut identifier les murs, le chauffage, le plancher ou la ventilation comme prochains postes de travail. C’est notamment l’objectif de l’audit énergétique présenté par Mon Audit Habitat.
Pourquoi les zones H1 et les ménages modestes sont-ils particulièrement concernés ?
Toutes les régions françaises ne connaissent pas le même climat.
Le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie en tient directement compte : les économies conventionnelles reconnues pour une isolation ne sont pas valorisées de la même manière en zone H1, H2 ou H3.
Cette différence est particulièrement intéressante pour comprendre pourquoi les territoires les plus froids constituent une priorité naturelle pour la rénovation.
En zone H1, une isolation de combles génère davantage de CEE
Pour l’opération BAR-EN-101 actuellement applicable à l’isolation de combles ou de toiture, la quantité standard de certificats attribuée par mètre carré varie selon la zone climatique.
La fiche prévoit actuellement :
- 1 700 kWh cumac/m² en zone H1 ;
- 1 400 kWh cumac/m² en zone H2 ;
- 920 kWh cumac/m² en zone H3.
À surface identique, l’opération génère donc environ 21 % de CEE supplémentaires en H1 par rapport à H2, et environ 85 % de plus qu’en H3.
Ce différentiel s’explique par le fait qu’une isolation permet conventionnellement davantage d’économies de chauffage dans un climat plus froid.
C’est un élément important du modèle économique des opérations financées par les CEE.
Il ne faut cependant pas en déduire que le particulier reçoit automatiquement une prime supérieure de 21 ou 85 %. Le kWh cumac n’est pas un euro : la valeur financière de l’opération dépend également du marché des certificats et des accords entre les différents acteurs.
Pourquoi cela compte particulièrement dans le nord et l’est de la France ?
La zone H1 regroupe les secteurs climatiques où les besoins conventionnels de chauffage sont les plus importants.
Pour une famille vivant dans une maison ancienne et peu isolée dans une région froide, deux phénomènes peuvent donc se cumuler : une consommation hivernale élevée et une valorisation CEE plus forte des économies d’énergie réalisées.
C’est précisément dans ce type de situation que l’objectif d’isolation pour tous prend son sens.
Une politique de rénovation efficace ne devrait pas uniquement bénéficier aux propriétaires capables d’investir plusieurs milliers d’euros. Elle doit également permettre aux foyers pour lesquels le prix des travaux constitue le principal obstacle de réduire leurs consommations.
Le dispositif CEE prévoit aussi une obligation spécifique pour la précarité énergétique
La sixième période des Certificats d’Économies d’Énergie a débuté le 1er janvier 2026 et s’étendra jusqu’au 31 décembre 2030. Le Code de l’énergie maintient une obligation spécifique d’économies d’énergie au bénéfice des ménages en situation de précarité énergétique. Pour cette période, cette obligation supplémentaire correspond à 36,4 % de l’obligation CEE classique des acteurs concernés.
Les plafonds permettant de distinguer les ménages en situation de précarité énergétique et les ménages modestes ont également été actualisés pour 2026. Ils dépendent du nombre de personnes dans le foyer et diffèrent entre l’Île-de-France et les autres régions.
Ce mécanisme crée une demande spécifique pour les certificats correspondant à des économies réalisées chez les ménages concernés.
Là encore, il faut rester précis : être modeste ou précaire ne signifie pas qu’une isolation sera automatiquement gratuite. La valeur réellement mobilisable dépend de l’opération, de la zone climatique, du montage CEE et de l’offre commerciale proposée.
Dans le cas d’Eurocombles, l’offre actuelle va toutefois plus loin puisque le site indique que l’isolation des combles perdus à 1 € est proposée sans condition de revenus, sous réserve des autres critères techniques et commerciaux du dossier.
Cette universalité n’empêche pas de porter une attention particulière aux foyers modestes situés en H1 : ce sont précisément ceux pour lesquels la combinaison climat froid + besoins de chauffage élevés + valorisation CEE + contraintes budgétaires peut rendre l’isolation particulièrement utile.
Comment Eurocombles by OPNR peut-il encore proposer l’isolation à 1 euro ?
C’est probablement la question la plus importante à expliquer clairement.
L’ancien dispositif public ayant popularisé l’expression « isolation à 1 euro » a disparu en 2021. L’offre proposée aujourd’hui par Eurocombles n’est donc pas une aide de l’État appelée “isolation à 1 €”.
Il s’agit d’une offre commerciale privée, reposant notamment sur le financement CEE et sur l’organisation industrielle d’Eurocombles by OPNR. Cette distinction est explicitement présentée sur les sites de Combles Avenir Énergie, Eurocombles et Mon Audit Habitat.
Comment fonctionne le financement ?
Le principe des CEE impose aux vendeurs d’énergie soumis au dispositif d’atteindre des objectifs d’économies d’énergie. Pour remplir ces obligations, ils peuvent notamment financer des opérations permettant de réduire durablement les consommations chez les particuliers. La sixième période du dispositif couvre les années 2026 à 2030.
Une isolation conforme des combles perdus peut générer des CEE grâce à la fiche BAR-EN-101. Pour le particulier, cette valeur peut être transformée en participation au financement du chantier.
Le mécanisme utilisé par Combles Avenir Énergie est expliqué sur notre page Comment fonctionnent les aides CEE et notre offre à 1 euro. Le principe est que la valorisation CEE finance une partie du chantier et que l’organisation Eurocombles absorbe le reste à charge dans le périmètre de son offre afin de ne facturer qu’un euro symbolique au client.
Le site Eurocombles détaille également le fonctionnement des aides pour l’isolation à 1 euro.
Pourquoi le volume de chantiers joue-t-il un rôle ?
Eurocombles explique que son réseau national et le volume élevé de chantiers permettent de rationaliser l’organisation des équipes, des déplacements et du traitement administratif des dossiers CEE. C’est cette organisation, combinée aux certificats générés par les travaux, qui permet de maintenir une offre commerciale à très faible reste à charge dans les dossiers éligibles.
L’offre porte spécifiquement sur des combles perdus non aménageables, isolés par soufflage de laine minérale. Les critères de faisabilité doivent être vérifiés lors de l’étude et de la visite du logement.
Le détail de l’offre est disponible sur la page Isolation des combles à 1 € d’Eurocombles.
Pourquoi la visite technique reste-t-elle indispensable ?
Le financement ne doit jamais prendre le pas sur la technique.
BAR-EN-101 impose actuellement une visite du bâtiment avant l’établissement du devis afin que le professionnel vérifie l’adéquation du procédé avec le logement. Pour une isolation en comble perdu, le nouvel isolant doit atteindre une résistance thermique d’au moins R = 7 m².K/W. Le professionnel doit également disposer du signe de qualité exigé et respecter un délai minimal de sept jours francs entre l’acceptation du devis et le début des travaux.
Ces conditions sont importantes précisément parce que l’objectif n’est pas de poser de l’isolant à tout prix.
Le chantier doit être techniquement pertinent.
Le cadre CEE actuel va évoluer en 2027
Un élément doit enfin être signalé dans un article publié à l’automne 2026 : la fiche BAR-EN-101 actuelle doit être abrogée à compter du 1er mai 2027.
Cela ne signifie pas que l’isolation des combles cessera d’exister à cette date. Cela signifie que son cadre de valorisation CEE devra évoluer.
Pour les ménages qui envisagent une intervention pendant l’hiver 2026-2027, il est donc particulièrement important de vérifier les conditions applicables au moment de l’engagement du dossier, plutôt que de se fier à un article ancien ou à une simulation réalisée plusieurs années auparavant.
Prix de l’énergie en hiver : vers une sobriété choisie plutôt que subie
Les tensions énergétiques de 2026 rappellent une leçon déjà observée pendant la crise de 2022 : la France peut renforcer son indépendance énergétique, l’Europe peut diversifier ses fournisseurs et les pouvoirs publics peuvent protéger temporairement les consommateurs, mais aucun de ces mécanismes ne supprime totalement la volatilité du prix de l’énergie.
La meilleure énergie reste aussi celle dont le logement n’a plus besoin.
Ne pas confondre économies d’énergie et privation
Lorsque 74 % des ménages déclarent restreindre leur chauffage pour éviter des factures trop élevées, le mot « sobriété » peut facilement être vécu comme une contrainte.
Pourtant, il existe une autre forme de sobriété.
Une maison qui conserve plus longtemps sa chaleur nécessite moins d’énergie pour maintenir une température identique. Le confort n’est donc pas nécessairement sacrifié : c’est le besoin énergétique qui diminue.
Cette vision de la rénovation correspond à la ligne défendue par OPNR : rendre les gestes d’efficacité énergétique accessibles au plus grand nombre, puis accompagner les ménages vers les travaux réellement adaptés à leur logement.
Vous pouvez découvrir le fonctionnement du groupe sur la page Combles Avenir Énergie et le groupe OPNR. Le groupe présente une organisation intégrée allant de l’étude des dossiers à la réalisation des travaux et au suivi client.
L’isolation des combles peut être une première étape, pas une fin en soi
Un logement est un système.
Une fois les combles correctement isolés, il peut rester d’autres faiblesses : murs, planchers, système de chauffage, régulation ou ventilation.
L’objectif ne devrait donc pas être d’enchaîner automatiquement les travaux, mais de comprendre ce qu’il reste réellement à améliorer.
C’est précisément l’intérêt de l’évaluation énergétique proposée par Mon Audit Habitat, qui permet de replacer les différents postes du logement dans un parcours cohérent.
Pour vérifier ce qui existe réellement aujourd’hui derrière l’expression « isolation à 1 euro », le dossier Isolation à 1 euro : comprendre l’offre actuelle permet également de distinguer l’ancien dispositif public des offres commerciales privées toujours proposées.
La transition énergétique sera sociale ou elle restera incomplète
L’enjeu dépasse finalement la seule facture d’un hiver.
Les ménages les plus fragiles vivent souvent dans les logements pour lesquels une mauvaise isolation entraîne justement les consommations les plus difficiles à supporter. L’ONPE estimait déjà que 3,1 millions de ménages étaient en situation de précarité énergétique selon son indicateur économique de référence en 2023, tandis que les indicateurs de froid ressenti et de difficultés de paiement se sont dégradés depuis.
Le financement de l’efficacité énergétique possède donc une double fonction : environnementale et sociale.
En zone H1, cette logique est particulièrement évidente. Les besoins de chauffage sont élevés et la réglementation CEE reconnaît davantage d’économies conventionnelles pour une isolation des combles qu’en H2 ou H3.
Orienter une partie de cet avantage vers les foyers qui ont le plus de difficulté à financer leurs travaux permet de transformer un mécanisme réglementaire en outil concret de lutte contre la précarité énergétique.
C’est aussi une manière de réconcilier pouvoir d’achat, sobriété énergétique et transition écologique.
Comment préparer sa maison avant l’hiver 2026-2027 ?
À quelques semaines du retour durable du chauffage, le bon réflexe n’est pas de commencer par acheter un équipement supplémentaire.
Il faut d’abord comprendre le logement.
Pour une maison disposant de combles perdus, plusieurs questions permettent rapidement de savoir si une étude mérite d’être engagée : l’isolation existe-t-elle, dans quel état se trouve-t-elle, quelle est sa performance, les combles sont-ils réellement perdus et la toiture présente-t-elle un problème d’humidité ou d’infiltration ?
France Rénov’ recommande de considérer l’isolation des combles parmi les travaux prioritaires lorsque la configuration du logement s’y prête.
Sur Combles Avenir Énergie, le parcours peut commencer par la page Isolation des combles perdus à 1 €, puis par la page Aides CEE : comment notre financement fonctionne.
Pour vérifier directement les conditions de l’offre Eurocombles by OPNR, consultez également l’offre officielle Eurocombles et son dossier Comment Eurocombles propose encore l’isolation des combles à 1 €.
Le bon objectif pour l’hiver qui arrive n’est pas de promettre que le prix du gaz ou de l’électricité va baisser.
C’est de rendre le logement moins dépendant de ce prix.
Prix de l’énergie en hiver : ce qu’il faut retenir
À l’automne 2026, le contexte énergétique reste contrasté. L’électricité française bénéficie d’une production bas-carbone abondante, mais le tarif réglementé a tout de même progressé de 2,5 % en moyenne au 1er août. Le gaz est davantage sous pression : la CRE annonce une hausse de 6,3 % de son prix repère au 1er octobre, dans un environnement international perturbé notamment par les tensions au Moyen-Orient.
L’Europe ne signale pas à ce stade de risque immédiat de pénurie pour l’hiver, mais les prix restent exposés aux événements géopolitiques.
Dans ce contexte, réduire durablement la consommation devient aussi important que rechercher le meilleur tarif.
L’isolation des combles perdus peut constituer un premier geste particulièrement pertinent lorsque le logement en a réellement besoin. En zone H1, la fiche CEE actuelle valorise davantage chaque mètre carré isolé qu’en H2 ou H3, tandis que la sixième période du dispositif maintient une obligation spécifique en faveur des ménages en situation de précarité énergétique.
Avec Eurocombles by OPNR, cette logique peut aller jusqu’à une offre commerciale d’isolation des combles perdus à 1 euro, sans condition de revenus annoncée par l’entreprise, sous réserve de l’éligibilité technique et des conditions du dossier.
L’enjeu est finalement plus large que le prochain hiver : faire en sorte que le confort thermique dépende moins des fluctuations du marché de l’énergie et davantage de la qualité du logement.
Questions fréquentes sur le prix de l’énergie en hiver
Le prix de l’électricité va-t-il augmenter pendant l’hiver 2026-2027 ?
Il n’est pas possible d’annoncer aujourd’hui les prochaines évolutions tarifaires avec certitude. Les tarifs réglementés ont augmenté de 2,5 % TTC en moyenne au 1er août 2026. La prochaine évolution régulière des TRVE peut intervenir en février 2027, puisque la CRE rappelle que ces tarifs évoluent normalement deux fois par an.
Le prix du gaz augmente-t-il avant l’hiver ?
Oui pour le prix repère publié par la CRE. Il passera de 172,05 €/MWh TTC en septembre 2026 à 182,88 €/MWh TTC au 1er octobre, soit une hausse de 6,3 %. Cette évolution ne s’applique cependant pas directement à tous les contrats, notamment aux offres à prix fixe.
Existe-t-il un risque de pénurie de gaz cet hiver ?
La Commission européenne indiquait le 3 septembre 2026 qu’il n’existait pas de risque immédiat de sécurité d’approvisionnement, tout en soulignant que la situation internationale restait instable et devait faire l’objet d’une surveillance étroite.
Pourquoi isoler les combles avant l’hiver ?
Dans une maison non isolée, France Rénov’ estime que 25 à 30 % de la chaleur peut être perdue par le toit. Lorsque les combles constituent réellement un point faible, leur isolation réduit les transferts de chaleur entre le logement chauffé et le volume situé sous la toiture.
Pourquoi les CEE sont-ils plus élevés en zone H1 ?
BAR-EN-101 attribue actuellement 1 700 kWh cumac par mètre carré en H1, contre 1 400 en H2 et 920 en H3. Le dispositif reconnaît ainsi des économies conventionnelles plus importantes dans les zones où les besoins de chauffage sont les plus élevés.
Les ménages modestes bénéficient-ils d’un traitement particulier dans les CEE ?
Le dispositif prévoit une obligation spécifique d’économies d’énergie au bénéfice des ménages en situation de précarité énergétique. Pour la sixième période 2026-2030, elle représente 36,4 % de l’obligation classique des acteurs soumis au mécanisme. Des plafonds de revenus spécifiques sont fixés pour 2026.
L’isolation des combles à 1 euro existe-t-elle encore ?
L’ancien dispositif public à 1 euro n’existe plus sous sa forme historique. Eurocombles by OPNR propose toutefois actuellement une offre commerciale privée à 1 euro, financée notamment par les CEE et par son modèle d’organisation, pour les logements répondant à ses conditions.
Où comprendre précisément comment l’offre est financée ?
La page Aides de Combles Avenir Énergie présente le fonctionnement du financement CEE et la manière dont le reste à charge est intégré à l’offre commerciale. Le site Eurocombles détaille également son propre montage, tandis que Mon Audit Habitat explique la différence entre les CEE actuels et l’ancien dispositif public à 1 euro.


